
Ce tour de France fut une très belle expérience et m'a permis de comprendre beaucoup de choses et de mûrir mes envies... mais avant cela je vous fais le bilan logistique et sportif de la chose Le Tour de France Hébergement : 1 semaine avant le départ, je partais avec 4 points de chute et je pensais dormir le reste du temps à la belle étoile dans un champ... au final, grâce à l'accueil exceptionnel que j'ai reçu grâce à la mobilisation de tous, je n'ai pas dormi 1 seule fois dehors ! A Montluçon, seul patelin où je n'avais rien, j'y ai bien pensé... mais après avoir franchi la ligne d'arrivée sur les coups de 20h, je me suis laissé séduire par la facilité et j'ai terminé au Formule 1 - ouhhh, pas bien ! :-) !!! Mes hébergeurs : Brest, les Palluat ; Pluméliau, les Carel ; entre St Malo et Cancale, Jean-Michel et Antoinette ; Nantes, Anne et Thomas ; la Custière, les Pellat ; Châtelus-Malvalex, au camping sous la tente de Mickaël avec Stéphane et Julien ; Brioude, la caserne des pompiers grâce à François Cabanes ; Cenac, les Laffont de Collonges ; Toulouse, Vincent ; Pau 2 nuits, les Joubert ; Lannemezan, à l'hôtel invité par Thierry ; Lavelanet, au départ à la caserne des pompiers grâce à François Cabanes transformé en à l'hotel grâce au Maire dynamique de cette petite commune ; Narbonne, Estelle et Fred avec Barbecue chez les beaux-parents ; Rodilhan, Olivier et Marie-Renée ; Embrun, au camping avec Aurélie et J.M ; Italie, au camping avec Aurélie et J.M ; Embrun, à l'hôtel invité par Aurélie ; Briançon, chez Thierry et Sandra dans leur maison désertée pour les vacances grâce à Vincent ; Les 2-Alpes, Fabien et Jessy dans leur tout nouveau chez eux ; Lyon, Séverine et Julien les gentils animateurs du blog ; Montluçon, le F1 ; Choisel 2 nuits, Sandrine et Gabriel Mes compagnons de route : Je suis parti seul, mais en chemin j'ai rencontré beaucoup de monde qui m'ont accompagné pour mon plus grand bonheur. La palme revient à Thierry, un breton originaire de Dinan de 48 ans, vivant à Toulouse, et qui s'était programmé près de 3100 km pour voir les coureurs à certains endroits du Tour de France. On a dû pédaler un peu plus de 400 km ensemble ( descente Croix-Morand à la 6ème, les 110 premiers km à la 11 ème, tout Narbonne-Nîmes, la 13ème étape de 182 km et les 110 premiers km de la 14ème étape, on s'est raté pour le Galibier à la 17ème, j'ai été plus matinal...) En second vient Jean-Matthieu, mon co-box de la Flèche qui m'a fait découvrir le ski - Merci Vieux !! -, et qui est venu faire l'étape Embrun - Prato Nevoso en entier. Les relais qu'il m'a pris furent fort agréables surtout quand à la fin, il est resté près de 20 km sans que je le remplace pour que je m'économise ! En second ex-aequo vient Mickaël, ce cycliste rencontré par hasard sur la route du col du Chat au mois d'avril. Il est venu spécialement pour m'offrir la tente au camping puis pour rouler avec moi 122 km sur la 6ème étape. A la 7ème étape, on a roulé à 3, avec Stéphane venu aussi pour l'occasion, les 30 premiers et les 30 derniers km. Quant à Julien, le dernier larron de cette équipe de cyclo, il a préféré roulé à son rythme mais merci à lui pour ces encouragements. Mention spéciale pour Melvin, mon anglais de 65 ans au vélo plus lourd que le mien !! ,et qui m'a accompagné sur les 90 derniers km de la 3ème étape. Ensuite à égalité sur la troisième marche du podium et dans l'ordre des étapes : Philippe ( le plus matinal ! au départ de Brest et pour 20km ) ; Jean-Pierre ( 2ème étape ) ; le club de Dinan, Michel et Gérard ( 3ème étape ) ; Armelle ( 5ème étape, avec le vélo le plus " grinçant " :-) ) ; Roger et Raymond ( 9ème étape ) ; Jean , Mike et Jeanet ( 12 ème étape ); Denis ( 14ème étape) ; l'italien resté dans ma roue dans les 10 premiers km de la Lombarde ( 16 ème étape) ; mes 2 Suisses avec qui on s'est doublé et redoublé jusqu'à la croix de fer ( 17 ème étape ); Michel ( 19 ème étape ); le cycliste de 64 ans avec qui ça a mal commencé... pour terminer par des félicitations réciproques ( 20 ème étape) et Bernard ( 21 ème étape ). Sans oublier, les flécheurs : Luc, Gérald, Benoît et Jean-François étaient bien en camionnette mais ce sont des amoureux du cyclisme et de vrais cyclistes aussi. Ils m'ont doublé aux étapes 1 ( Gourin), 2 (Lanrodec), 3 ( après midi, mais Chaiplus ), 6 ( avant le bled où on a fait les présentations au café ), 7( au croisement km 32, je revenais sur mes pas à cause d'une erreur topo..), 8 ( Rabastens ), 9 (chez la boulangère de Luchon ), 10 ( au début de la montée du Tourmalet ), 12 ( tôt, mais Chaiplus ), 13 ( côte de Puéchabon ), 15 ( en sens inverse dans la montée de Prato Nevoso ), 17 ( dans l'Alpe d'Huez ), 18 ( dans le col de Parmenie ), 19 ( dans la montée de la croix du sud ) et 21 en sens inverse à 25 km d'Etampes où on a enfin fait les photos et où ils m'ont offert les flèches, les places et l'historique !!! l'association : le but n'était pas de collecter de l'argent auprès de vous mais de faire participer les gens qui se trouvaient au bord des routes. Malheureusement, la télévision ne s'est pas intéressée à ce défi et en dehors de la Bretagne où j'ai reçu quelques dons grâce à l'article de Renée-Laure en dernière page de Ouest-France, l'essentiel de la cagnotte provient de vous et s'élève au 30 juillet à 762 euros ce qui est déjà une belle somme. J'avais mis dans les statuts que la moitié irait à un projet contre le handicap et l'autre partie pourrait servir à indemniser le défit. Etant donné que mes sponsors, à savoir Agrafe, Finelec et le groupe Labellemontagne que je remercie encore, m'ont donné 3000 euros ce qui est déjà énorme, je ne demanderai rien pour ce défi à l'association : je vais maintenant chercher un projet auquel l'association pourrait s'associer et je vous tiendrai au courant. les liaisons : Pour rejoindre le départ : la Motte-Servolex -> Paris à vélo ( 3 jours et demi pour 730 km ) puis Paris -> Brest en voiture ; Plumelec -> Auray en voiture via Plumeliau ; St Brieuc -> St Malo en train ; Nantes -> Cholet en train ; Chateauroux -> Aigurande en voiture ; Besse -> Brioude en voiture ; Aurillac -> Figeac en train ; Bagnères de Bigorre -> Tarbes à vélo puis Tarbes -> Pau en train ; Hautacam -> Lourdes en vélo puis Lourdes -> pau en train ; Pau -> Lannemezan en train ; Foix -> Lavelanet à vélo ; Digne -> Embrun en voiture ; Prato Nevoso -> Villanova Mondovi à vélo puis Cunéo en voiture ; Col de Restefond -> Embrun en voiture ; Alpe d'Huez -> bas de la montée des 2 Alpes à vélo puis 2 Alpes en voiture ; Les 2 Alpes -> Bourg d'Oisans à vélo ; St Etienne -> Roanne en train via Lyon ; Montluçon -> Cérilly à vélo ; St Amand -> Etampes train jusqu'à Choisel puis voiture... ouf c'est fini :-)) Logistique : j'ai roulé sans voiture derrière moi cependant j'ai reçu de nombreux coups de main à des endroits stratégiques ce qui m'a économisé dans la plupart des gros cols du parcours. 1ère étape : Au km 142, Mr Carel m'a récupéré mes 2 sacoches arrières et j'ai donc pu gravir le dernier 4 ème catégorie et terminer le parcours ( 55,5 km )avec un vélo autour de 18kg au lieu de 30 kg 6ème étape : au km 144, j'ai laissé dans la voiture de Mickaël, le cyclotouriste qui m'accompagnait depuis le camping de Chatelus où nous avions passé la nuit, l'ensemble des affaires de mes 2 sacoches arrières dont je n'avais pas besoin pour terminer l'étape et pour passer la soirée. A 20h45, il est venu me livrer le matériel à la caserne de Brioude. Le vélo devait pesé autour de 20 kg pour passer les 2 montées classées 2ème catégorie. 10ème étape : Je suis parti de Pau avec juste les affaires de la journée répartie dans 2 sacoches car je suis revenu passer mon jour de repos au même endroit. Vélo à 22 kg grand max. 15ème et 16 ème étape : Aurélie étant venu en voiture pour le we, j'ai donc fait ces 2 étapes de haute montagne avec 1 seule sacoche car là je ne portais même pas le réchaud, le tapis de sol et la nourriture du midi... on se retrouvait ponctuellement à des points que je lui indiquais avec des estimations d'horaire ( le portable ne passant pas en Italie ). vélo à moins de 19 kg sûrement 17ème étape : au Lautaret, j'ai gardé les affaires de la journée dans les 2 sacoches arrières, refilant le reste à Popol qui était venu m'attendre dans le froid du matin. J'ai donc passé le Galibier, la Croix de fer et l'Alpe d'Huez avec un vélo à 22 kg grand max ( comme Pau-Hautacam ) Itinéraire : J'ai réalisé l'intégralité du parcours des coureurs sauf à 3 endroits Etape 5 : à Abilly, j'ai quitté le parcours pour aller dormir à la Custière. Le lendemain, je n'ai pas fait demi-tour, et j'ai rejoint le parcours à Preuilly-sur-claise car cela m'avait fait un petit détour sur une route similaire. Etape 8 : à Villeneuve idem pour aller dormir à Cenac. J'ai rejoint l'itinéraire à Villefranche. Etape 16 : Au col de Restefond, la route avait été fermée à cause du très mauvais temps. Je ne suis donc pas monté à la cime de la Bonette-Restefond et Aurélie m'attendant là avec la voiture, je n'ai pas non plus effectué la descente. Là, j'ai donc enlevé 900m exactement de montée et 23,5 km de descente. Réveil et sommeil : Souvent couché aux alentours de 23h, je me suis levé en général à 5h du mat, soit autour de 6h de sommeil par nuit ce qui fut peu... mais complété presque 2 jours sur 3 par une sieste de 30 à 60 minutes. Le réveil le plus tôt fut pour la 9ème étape avec un levé à 4h. Nourriture : en journée que de l'eau dans les bidons ( pas de poudre magique ) , 1 à 2 baguettes de pain avec parfois un pain au chocolat et aux amandes - j'adore ! - des barres de céréales simples, des Gerblé et des gâteaux style petit déj' et au début du voyage des fruits secs avec des cacahuètes. A midi, des nouilles chinoises ou des plats pré-cuits aux pâtes ou au riz. Le soir et le matin : ce qu'on m'offrait et cela a été toujours suffisant et très bon ! les extra : qq fruits, des springles et un pot de Nutella de 400g qui n'a pas fait 2h ! Ravitaillement : pour l'eau ce fut aux boulangeries, dans les bars, chez des particuliers que j'apercevais dehors, dans les ruisseaux de montagne ou aux fontaines de village... mais en gros c'était 5 à 7 litres d'eau, soit 4 à 6 ravitaillements par jour. Pour la nourriture, le plus simplement du monde : dans les supermarchés ou épiceries sur le chemin. Hygiène : une douche tous les soirs au savon de Marseille, tout comme le cuissard et le maillot, brossage de quenottes régulier et pas de boutons, ni de démangeaisons, ni d'aphtes... Bobo : une tendinite apparue sur le devant du tibia gauche en Italie ( 16 ème étape ), disparue le lendemain et revenue légèrement pour les 4 dernières étapes ( forte à la 18ème le matin et léger par la suite ). Traitement : ketum le soir à partir de la 19 ème étape.... et un petit plissement de peau à la 18 ème étape qui m'envoyait des petites décharges comme des aiguilles... et sinon rien, pas de palpitations, ni de crise cardiaque, je touche donc du bois en croisant les doigts et en faisant 3 tours sur moi-même, sur les bons conseils d'Aurélie, spécialiste pour chasser les mauvais sorts :-) Vélo : Cannondale touring ultra, 15,3 kg avec porte-bagage mais sans les sacoches, sans bidon, ni pompe. Pneus : schwable Marathon en 26x1,5 qui en ressortent à peine usé, j'avais lu que certains avaient réussi à faire 20 000 km avec et cela doit bien être vrai ! Quant aux dents des plateaux et pignons... euh, pas compté, désolé :-) Pas de crevaison, pas d'ennui mécanique non plus... juste un problème sur mes freins hydrauliques où un piston ne voulait plus revenir sur mes freins avants : j'ai donc du le décaler vers l'extérieur pour éviter qu'il frotte en continu sur ma jante, puis j'ai pu me faire dépanner à Toulouse où ils ont purgé le système - à Paris,le même problème commençait à apparaître à l'arrière- la solution anti-fesses-tannées pour cycliste sans expérience : une selle de voyage large et en cuir ( B17 de Brooks ) et un jeu de 2 cuissards très haut de gamme ( Assos à 189 euros et Gore Bike Wear à 169 euros )... c'est cher mais c'est le prix à payer pouvoir faire la bombe tous les soirs à la piscine ou tout simplement pour éviter de manger debout :-) , le départ le lendemain se fait aussi sans la larme à l'oeil ! Bagages : 11,7 kg sans eau, sans nourriture, réparti dans 3 sacoches. 1ère sacoche arrière : un sac de couchage - qui m'a servi au camping et certains soirs pour éviter d'abuser de trop de l'hospitalité - un tapis de sol et une couverture de survie - qui me servait pour ma sieste de 14h - un réchaud, un quart, une fourchette et un briquet - pour les nouilles chinoises ou le riz du midi - des tongues, un antivol, un gilet fluo et les itinéraires dans une pochette plastique. 2ème sacoche : kit réparation ( 1 chambre à air, des rustines, de la colle, une ficelle, du scotch, un chiffon et une burette d'huile ) la trousse de toilette ( gant de toilette, savon, brosse à dent, dentifrice, mini serviette, 2 tubes vitamine C - jamais utilisés - , crème nivéa - génial comme après-soleil et comme apaisant pour mes parties soumises aux frottements :-) ), un caleçon, une polaire, une goretex, un lycra jambe longue, un cuissard et un T-shirt de rechange, les chargeurs de téléphone et d'appareil photo. sacoche de guidon : couteau, clés 6 pans, carnet, stylo, crème solaire, tel, appareil photo, mouchoirs. Les chiffres : en tout, j'ai fait 3952,58 km et 48928 m de dénivelé ce qui comprend les étapes l'itinéraire pour m'y rendre le matin et le soir les liaisons. Le total des étapes ( je remettais le compteur à zéro le matin donc cela comprend le départ fictif l'étape et c'est pour cela que je suis au dessus des 3559,5 km annoncés par les organisateurs ) : 3632,76 km en 175h 41' soit 20,68 km/h de moy et 46652 m de dénivelé. On a donc pour les transitions 319,82 km et 2296 m de déniv. En moyenne par jour ( j'ai divisé par 21 car 2 jours de repos non comptés ) cela donne : 170,6 km en 8h14 pour 2187m de déniv auxquels on rajoute par transition 15 km et 109m gravis Poids : Avant le départ, j'ai eu la chance de me peser sur la balance à impédance de Baudry & Patricia, des voisins de Stéphane & Vic... mais ils avaient égaré les résultats au moment de la pesée de dimanche 28... bon en gros avant j'étais, de mémoire, à 71 kg pour 13,5 % de masse graisseuse et un âge physiologique à 17 ans et dimanche j'avais perdu 3 kg, 2,5 % de graisse et 4 ans d'âge physio ... ah, quand l'âge physio rejoint l'âge mental :-) ...Maintenant quand je mange mes Smacks le matin, je saute sur le canapé avec un jean large dont la ceinture m'arrive au milieu des fesses ! :-)) Budget : pareil il faut compter mais cela doit tourner autour de 3000 euros ( vélo, matériel, transports, nourriture... ) . Je ne rentre pas la dedans le fait que j'ai passé 2 mois sans rentrée d'argent ( non, non, je n'étais pas inscrit aux ASSEDIC... ) car cela valait vraiment le coût et j'encourage tout le monde à prendre un peu de temps pour vivre ce qu'ils ont toujours rêvé de faire Grigris & porte-bonheur : à Pau, Maxence, 7 ans, et Philippines, 3 ans, m'ont offert 2 de leurs petits jouets qui n'ont pas quitté mes sacoches et qui à coup sur m'ont aidé dans les moments difficiles... à Lavelanet, c'est le maire qui m'a décoré de la médaille de la vile, sympa, non ? chutes : 2 en tout à la 3ème étape en m'accrochant dans la roue arrière de Michel - quand je roule derrière qq'un, en plus de ne pas avoir l'habitude, je ne vois pas ma roue à cause de la sacoche de guidon... humm ... Gérard qui arrivait à ce moment là et qui par la suite à rouler avec moi, ne s'est bizarrement pas mis devant lol à la 11ème étape dans un rond-point suite à une queue de poisson d'une voiture qui voyant ce qu'elle faisait s'est arrêté net devant moi... hasard, une gonzesse :-) ! Un regret nommé GP : malgré ma tentative de rapprochement à Aurillac, l'affront que je lui ai fait en le redoublant sur la ligne d'arrivée à Bagnères de Bigorre a enterré toute chance de rapprochement. Mais bon, je pense qu'il gagne à ne pas être connu -> en me penchant un peu sur ces graphiques de SRAM donnant sa puissance, vitesse, rythme cardiaque, etc.. j'ai eu la confirmation que par moment il a bien roulé dans l'aspiration de sa voiture logistique... ou sinon il faut qu'il m'explique comment avec un vent de face sur la 3ème étape, il passe de 26 à 37 km/h entre les km 140 et 150 avec une puissance diminuant de 225 à 200 watt sur terrain plat ... quand je compare cela avec l'étape 5 où il avait un fort vent dans le dos - il n'a donc pas du se mettre en plus dans l'aspiration de la voiture - je remarque que sur terrain plat, au km 200, il développait 220w pour aller à 36 km/h. Conclusion : on s'économise plus en roulant derrière une voiture, que seul avec 30 à 50 km/h de vent dans le dos, de là on peut méditer sur sa moyenne de 31 km/h cette année - contre 29km/h l'année dernière alors qu'il l'avait fait avec un autre coureur et qu'ils étaient assistés par un masseur, un médecin, un mécano... Le Voyage de l'année prochaine A ma grande surprise, je dois l'avouer, j'ai découvert que le défi sportif ne se suffisait pas à lui même. Au bout de 10 jours seulement, j'ai commencé à sentir la lassitude venant du fait que je découvrais que j'avais de grandes chances de réussir et que c'était loin d'être un exploit dans le cyclisme ( cf Roger, 70 ans, qui venait de faire Brest-Perpignan en 88h ). Je craignais de découvrir que je n'avais pas la capacité physique de le faire ou que les douleurs apparaissant me forceraient au repos, mais non rien. J'ai découvert que la rencontre et le partage avec les autres étaient pour moi plus importants que le défi en lui-même. Je me suis parfois ennuyé seul, sur les grandes routes plates de la France qui me ramenaient sur les Alpes ou Paris... Je ne parle pas espagnol et le temps me séparant du départ sera seulement suffisant pour me dépatouiller mais pas pour échanger : je n'irais donc pas seul l'année prochaine en Amérique du Sud. Je garde ce plaisir pour les années à venir en espérant pouvoir le partager avec Aurélie. Quant à l'Amérique du Nord, c'est différent : je vais me mettre un peu plus sérieusement à l'anglais et du coup je pense prendre le départ d'Anchorage comme prévu, vers le début du mois de mai. Gabriel m'a déjà dit vouloir essayer de venir partager 15 jours de route avec moi et l'invitation est donc lancée à tous ceux qui voudraient se laisser tenter. Le programme sera évidement moins chargé que celui du tour, il faudra juste tabler pour pédaler entre 4 et 6h par jour, 5à 6j par semaine ... mais sans impératifs de distance et avec la possibilité de rester 3 jours au même endroit si le lieu nous plait... Avis aux amateurs Voilà, vous savez tout. Un grand merci à tous pour votre soutien et une mention spéciale à Séverine & Julien qui ont tenu d'une main de maître ce blog durant mon absence. A bientôt, portez-vous bien Guillaume |